Tulsa, Larry Clark :MEP Paris:
Parce que l’Amérique n’existe qu’au travers des photographes et vidéastes, bien loin des networks FOX, CNN et autres TV hyperlocales gavées aux junk-commercials, vous ne pouvez rater l’expo exceptionnelle organisée par la MEP à Paris, quartier Saint Paul. Intitulée Larry Clark. Tulsa 1963-1971, cette dernière propose l’intégralité des œuvres originales de cette magnifique série. Mister Clarck, alors âgé d’une vingtaine d’années revient dans sa ville natale et photographie pendant huit ans ses amis. Entre drogue, ennui, sexe et violence, une immersion sans concession dans une horreur troublante de beauté. âmes sensibles s’abstenir…A l’heure ou L’Amérique pleure ses boys au Viêtnam, Clarck s’engouffre dans une autre misère, celle bien profonde et tenace d’un pays qui avance aveugle, mais avance toujours. Ces clichés que d’aucun qualifieraient de voyeurisme sont d’une réalisme cru, a l’image de ses autres ouvrage, e.g. Perfect Childhood. Toujours au plus près, avec une intimité étonnante de confiance, Larry Clarck photographie ce que les yeux, simples organes, ne peuvent voir, la misère à vif, celle des pays riches et trop souvent insensibles.

« je suis né à Tulsa, Oklahoma en 1943. j’ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. je me suis shooté tous les jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j’ai quitté la ville mais je suis revenu. Une fois que l’aiguille est rentrée, elle ne ressort plus. »
Larry Clark,
préface de Tulsa
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